Jean Gloute de Braga recherche « une langue étrangère à l’intérieur de sa propre langue », triturant les rythmes, les sons. Il recherche ce qui peut s’avérer mécanique par une recherche percussive (BeatBox) et s’aventure dans les harmoniques de la voix (chant diphonique).
Il nous offre des flots (flow) de mots inspirés du jazz (jaser), de la poésie, de la chanson ou de la pataphysique.
Il s’intéresse au quotidien, aux choses qui nous concernent toutes et tous. Il décrit les évolutions sociétales, systémiques, qui nous font glisser jours après jours dans le tourbillon cinétique de nos vie contemporaines.
Mais que diable sommes-nous aller faire dans cet entonnoir ?
De quoi sont constitués les murs de nos prisons ?
Pour ce faire, il ne lui suffi pas de vous proposer ses textes,
Il nous donne aussi à entendre un rétro-éclairage sur les textes de chansons qui ont façonnés le rap comme ceux de Brassens, Boby Lapointe, Jacques Higelin, François Béranger ou même André Minvielle ou Alain Damasio.
Ce travail l’amenant vers la poésie sonore, il nous relis(e) aux poèmes de Tarkos, Ghérasim Luca….
Jean Gloute Seul et sans machine !
Du texte, toujours au croisement du sens et du son. Du » rap d’avant le rap » comme le dit Claude Sicre.
Quelles sont les influences qui ont données au rap français cette saveur particulière différente du rap états-unien ?
Certains ont bercé mon enfance. Ce pourrait être Boris Vian, Boby Lapointe, G Brassens ou Jacques Higelin mais aussi Raymond Devos, Pierre Dac, Coluche ou Pierre Desproges.
Ces textes à la fois Rythmiques, humoristiques et « engagés », je me les ré-approprie.
Le fait que leurs auteurs soient morts est une excuse bien faible pour que les dits textes ne circulent plus entre nos bouches et nos oreilles. Ils ont été écris pour éveiller nos esprits, nous rappeler que le verbe est un art martial.
Quelqu’en soient leurs teneures, ces textes nous unissent, excitent nos curiosité, la pointe de « je ne sais quoi et de presque rien » qui nous pousse à vivre à qui mieux mieux et du mieux que l’on peut, chacun et ensemble à la fois.
A cette performance de chansons sans musique s’ajoutera un texte d’Alain Damasio issu de « la horde du contrevent ». Texte tout à fait approprié à l’oral puisque qu’il s’agit d’un texte de veillée (la fin du chapitre « le cosmos est mon campement ») ici en cours de travail et qui sera petit à petit mêlé a des sons de souffles se concrétisant en Beatbox.
S1G, TPTP, CLS, 1TRG …
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